lundi 12 avril 2021

La toupie

 

Dessin, encre, Astrid Shriqui Garain 04.2021

 

 

                    Le temps passe.

                    Il traverse sa demeure.

                    Un royaume toupille son visage.


                    L’aube dévoile sa pupille de sable.

                    Elle inspire des tendresses confiées

                    qu’elle adresse en chaque geste prolongé.


                    Elle parle de ce qu’elle ne retient pas. 

 

                    Chaque souvenir est un pays d’exil

                    qui se faufile au hasard des cieux.


                    Ton retour est toujours l’empreinte d’un départ.

                    Tu vois, 

                    l’inverse tournera dans le sens du jour. 

 

"la toupie", Astrid Shriqui Garain, 04.2021

 




mardi 5 janvier 2021

Chemin passe

 

 

 

Ma maison picore les étoiles des murs blancs de ma raison.
 
Dans la nuit, tout est si vaste.
 
La chair est par silence aussi sage qu’une image.
Le jour est un vase pour les fleurs qui n’ont plus de saison.
 
La nuit, des anges marchent sur le plafond nos têtes.
Ils sont beaux comme des ombres qui dansent sur le velours du repos.
 
Demain , je changerai l’heure des fleurs.
Leurs lettres ont besoin de nouveaux rêves,
chaque pétale est un soupir qui murmure à l’oreille d’un piano.
 
Même si leurs pieds sont restés sous la terre,
dans la nuit, les mots perdent leurs os.
 
Chaque maison ne tient que par miracle au sommet de la mémoire.
 
Tous les chemins jettent des étoiles derrière les grilles des visages.
Ils quittent la maison parce qu’ils sont nomades et vagabonds.
 
Sur les murs blancs de ma maison je relie les étoiles au fil de la saison.
 
Je dessine la carte du ciel pour ne pas oublier qu’un chemin passe devant toutes nos maisons.
 
Astrid Shriqui Garain.
"Chemin passe". 02.12.2020 
 

mercredi 26 août 2020

"Je suis un monstre qui vous parle" Paul B. Preciado

 

 

EAN 978-2246825562 - juin 2020

 «  L'épistémologie de la différence sexuelle est en mutation ». 


17 novembre 2019. Trois mille cinq cent psychanalystes sont réunis à Paris à l'École de la cause freudienne pour le thème ...." Femmes en psychanalyse"... ( de quoi déjà s''interroger…)
Sur leur invitation, Paul B. Preciado prend la parole. du moins , le tente-t- il devant un public qui n'a pas souvent l'occasion se soumettre à la critique...
Évidement, l'accueil fut quelque peu glacial...On s'en se serait douté.
 

Ce texte reprend dans sa totalité ce qu'aurait du être l'intervention de Paul B. Preciado, ce dernier n'ayant pu lire qu'un quart du texte qu'il avait préparé. Cela donne une idée de l'ouverture d'esprit que peu exprimer, en réunion, un par terre "choisi" de psychanalystes. Oui par terre et mis totalement KO par ce texte brillant et combattant de Paul B ; Preciado.
 

Uranus : 01 - Par terre : 0.
 

Si la psychanalyse traque à travers désirs et interdits l'origine de nos douleurs psychiques, on oublie qu'il s'agit là d'un outil normatif, voir performatif. La psychanalyse n'est pas une science. C'est une traduction encodée, une projection, produite par un système patriarco-colonial, qui demain sera totalement dépassé. Les normes, les codes, les signifiants, les signifiés, les identités, la binarité volent en éclat devant la nouvelle planète qui se dessine à travers nous toutes et tous.
les choses changent, bougent, nous évoluions, nous révolutionnons.
 

Paul Preciado ne part pas au combat sans arme. Tel, Pierre le Rouge , le singe de Kafka, il a appris leur langage.
Il sait, et ce savoir l'autorise à prendre la parole, à s'exprimer lui même. Il n'est plus l'objet étudié, il est devenu le sujet maîtrisant. Il est auteur.
 

" Je suis le monstre qui vous parle. le monstre que vous avez construit avec vos discours et vos pratiques cliniques.Je suis le monstre qui se lève du divan et prend la parole, non pas en tant que patient, mais en tant que citoyen, en tant que votre égal monstrueux."
" Moi, en tant que corps trans, en tant que corps non binaire, à qui ni la médecine, ni le droit, ni la psychanalyse, ni la psychiatrie ne reconnaissent le droit de parler avec un savoir expert sur ma propre condition, ni la possibilité de produire un discours ou une forme de connaissance sur moi-même, j'ai appris, comme Pierre le Rouge, la langue de Freud et de Lacan, celle du patriarcat colonial, votre langue, et je suis là pour m'adresser à vous".
 

Les psychanalystes ont-ils eu peur d'un jugement dernier ? Ont- ils cru voir arriver l'heure du "Deus ex machina" ? Pourquoi ont ils eu si peur d'entendre la vérité?
" Femmes en psychanalyse"... et voilà Paul, (non Cézanne mais le philosophe) de continuer : " Il aurait plutôt fallu organiser une rencontre sur "les hommes blancs hétérosexuels et bourgeois en psychanalyse", car la plupart des textes et des pratiques tournent autour du pouvoir discursif et politique de ce type d'animal. Un animal nécropolitique que vous avez tendance à confondre avec "l'humain universel" et qui demeure, en tout cas jusqu'à présent, le sujet de l'énonciation centrale dans les discours et les institutions psychanalytiques de la modernité coloniale".
Discours d'un trans, d'un corps non-binaire, et avant tout : universel.
Colonisé-e-s du monde entier : debout et cassons nous ! Même combat.
Universalité atteinte oui, et d'une façon magistrale, comme la meilleure des corrections. 


Uranus : 02 - Par terre : 0. 


Il les prend de court et non de haut. Il leur ressemble, il est parmi eux. Même voix, même pilosité, même carrure, même genre, même pas, même prénom...
Alors que reste-t- il à la psychanalyse pur tenter de s'accrocher ?
Devinez. ...9 cm suffiront-ils à étayer ce joli mât de cocagne dressé ?
« Le cirque du régime binaire hétéro-patriarcal » n'a que trop duré.
Le monde change. Tout est mouvement perpétuellement.
Les lois que nous croyions acquises et solidement fondées au Moyen -âge se sont effondrées. La réalité de l'univers a évolué, s'est élargi.
Universalité, voici la clé.
« Être marqué d'une identité signifie simplement ne pas avoir le pouvoir de nommer sa position identitaire comme étant universelle ».
L'assemblée craignait elle de se dissoudre ?… de se confondre… d'être confondue ?…
Le philosophe poursuit :
«  La psychanalyse est un ethnocentrisme qui ne reconnaît pas sa position politiquement située. »
Autrement dit, elle ne reconnaît pas être le garde barrière d'un système politique institué subjectivement par une minorité possédant le pouvoir et désirant le garder.
Toute entité qui remettrait en cause l'équilibre et la légitimité de ce pouvoir se voit ….« diagnostiqué ».
Paul B. Preciado, abolissant la peur, rejetant les pré-supposés, s'est échappé, il a sauté la barrière. Il s'est décolonisé, désidentifié, débinarisé.
Le chemin est solitaire, difficile, courageux, mais son voyage est joyeux et généreux.
«  Ce n'est pas la transsexualité qui est effrayante et dangereuse, mais le régime de la différence sexuelle. »
«  Quand vous aurez coupé tous les arbres et percé toutes les montagnes, quand vous aurez analysé tous nos rêves, vous ne pourrez plus rien défoncer d'autre.La Terre sera alors une décharge, un énorme corps trans démembré et dévoré. Les corps des colonisateurs et vos corps à vous, chers psychanalystes, seront enterrés avec les organes trans que vous nous avez pris. Mais les organes que nous n'avions pas ne pourront jamais être enterrés. Nos organes utopiques vivrons éternellement. Ils seront les guerriers des frontières ». 


Uranus : 03 - Par terre : 0.
Universalité. 


« la personne trans n'imite rien, de même que le crocodile n'imite pas le tronc d'arbre, ni le caméléon les couleurs du monde. Être trans, c'est cesser d'être un crocodile et se connecter avec son avenir végétal, comprendre que l'arc-en-ciel peut devenir une peau ». 


Uranus : 04 - Par terre : 0.
L'Univers est toujours en tête !


Et le philosophe n'exclut personne : « Vivre au-delà de la loi patriarcale coloniale, vivre en dehors de la violence sexuelle et du genre est un droit que tout corps vivant, même un psychanalyste, devrait avoir avoir. »
Psychanalystes, libérez-vous !
Pourquoi n'ont-ils pas saisi cette main tendue ? 


« En portant la faute sur Oedipe et en mettant tout le poids de l'analyse sur son supposé «  désir incestueux » Freud et la psychanalyse ont contribué à la stabilité de la domination masculine, en rendant la victime responsable du viol et en transformant en loi psychique les rituels sociaux de normalisation du genre, de violence sexuelle et d'abus des enfants et des femmes qui fondent la culture patriarco-coloniale ». 


Production/reproduction voilà les deux neurones qui activent la machine thérapeutique vouée à la normalisation des positions d' « homme » et de « femme » et « leurs identifications sexuelles et coloniales dominantes et déviantes ».
Une machine, qui a « fait avec les minorités sexuelles au cours des deux derniers siècles » « un processus comparable d'extermination institutionnelle et politique » .
Cela suffit. Trop de violence, de haine, trop de morts à travers le monde.
« La psychanalyse doit devenir une technologie d'invention des subjectivités dissidentes face à la norme ».
Elle doit être une aide, elle doit descendre des miradors qu'un système politique leur a assigné.
« Votre obligation politique est de prendre soin des enfants, non de légitimer la violence du régime patriarco-colonial ».
« Vous êtes libres de me croire ou de ne pas me croire, mais croyez au moins ceci : la vie est mutation et multiplicité. Vous devez comprendre que les futurs monstres sont aussi vos enfants et vos petits-enfants ». 


Paul B. Preciadio, je vous adresse un immense bravo et un grand merci !
Et c'est avec une immense impatience que j'attends la parution de son prochain ouvrage : « La République des métèques » !

Pour écouter Paul B. Preciado : https://soundcloud.com/nouvelles-ecoutes/la-poudre-episode-79-paul-b-preciado

Astrid Shriqui Garain – 08 .2020

jeudi 20 août 2020

Le cercle de l'alpha-baie

 

 

   

"Les guérillères", extrait, Monique Wittig, Les éditions de Minuit

 

 

Les souvenirs sont des fantômes qui hantent des demeures. C’est peut être la raison pour laquelle, au matin de mes jours je n’ai ni clé, ni porte, ni maison, qui pourraient faire lien avec un passé qui devait être le mien.

Je roule sur des chemins qui se s’arrêtent jamais. Je traverse des villages, des villes dont je ne retiens pas les noms mais dont j’emporte le sourire de chaque visage.

J’aime les fleuves parce qu’ils sont une promesse, j’aime les arbres parce qu’il savent parler aux arbres, et quant aux bipèdes qui se rassemblent ...j’ai peine à leur ressembler..

Je ne traîne pas, ni ne erre, je roule, donnant à la vie la certitude de ses heures comme un flocon sait donner à la terre le génie de son réveil.

Quand cela a t il commencé ? Je ne m’en souviens pas. Mais je sais que tout cela s’est produit souterrainement en moi et qu’un jour, cela est apparu aussi violemment qu’une lumière lorsqu’elle vient vous dire le secret d’une couleur qui vous fait comprendre la bêtise d’un toujours.

Un ras le bol ?… Un dégoût , une fatigue ? Ou tout simplement l’envie qui vient, ou vous revient, de vivre largement.

J’ai changé. Non, j’ai muté. Transféré-e-. ou juste recommencé-e.

Le changement d’aiguillage a-t-il été accidentel ? Génétiquement acté ? Cognitivement...acquis ? Malencontreusement provoqué ? Viralement inoculé ? Ventralement ...respiré ? ... Je ne sais. Tout cela était en moi. Construit par moi. Sujet de ma volonté.

Mais cela ne fut pas douloureux. Peut être épineux ?

Mais que deviennent les souvenirs des ronces lorsque l’aube apparaît ?

Je ne porte à ce jour en moi, ou sur moi, aucun stigmate d’un quelconque traumatisme. M’en suis je libéré ? l’ai-je effacé ? De l’un à l’autre, de l’autre à soi, de moi à l’un, je ne demeure en rien. Nul par ? Nul part, également.

Je me transverse et me déverse continuellement.

Je ne marche pas, non, c’est insuffisant d’écrire cela. C’est un mauvais angle.

Je ruisselle et absorbe , et dessine parfois sur la terre quelque arabesque qui ressemble joliment, lorsque le temps le permet, à la corolle d’un monde où s’accroche le calice de ce que j’aime appeler ma joie.

Joie d’être libre, d’être seule, d’être à moi. Ma joie. Qui me plaît et me suffit bien largement. Bien, heureusement. Voilà le cercle. Ouvertement.

Je fais cercle. De ce cercle qui dans une langue triomphante et ancienne signifie Amie.

Non je ne marche pas, en fait. Je ne marche plus.

Je fais cercle avec le monde qui est le mien.

J’ai laissé derrière moi des fenêtres d’absurdité.

Hier j’ai croisé un vautour, et j’ai vu ce qu’il avait laissé...D’un cercle, d’un cercle d’un seul je l’ai chassé. D’un cercle, pas d’une une pierre, les pierres sont faites pour ne pas oublier. Ou alors si on la jette c’est pour, avec elle, sombrer.

Après les bois, une clairière, quatre chevaux, le cri d’une barrière, et puis le vent qui n’a même pas pris le temps de s’en étonner. Il tonnait. c’est peu de chose à dire, je le reconnaîs, mais c’est beaucoup à vivre. Nomade...vagabonde...sans nom et sans papier. J’ai tout jeté. Je n’aimais pas ce qu’ils y avaient noté.

Et puis les montrer….pour prouver ? Rassurer ? Demander ? Justifier ?…

Les papiers c’est pour ceux qui ne savent pas vraiment écouter, ni regarder. Juste calibrer. Vendre ou bien acheter. Des titres pour une fiction.

Il pleuvait. Les corbeaux se sont regroupés. Et le vautour a pris mon poing dans sa gueule. La lune croissait.

L’été a devancé la pleine, et la colline a joué sa dernière marelle.

Le puits écoute le ciel danser. Et l’oiseau, oh l’oiseau lui, s’envole à merveille, c’est un pays vers lequel pointe un bon soleil mamellé.

C’est grand et beau le monde, le jour où on décide d’y songer.

Ça je ne le voyais pas bien, avant. Oui parce que forcément le temps en claquant les dents a fini par péter la bogue du chef-œuvre. D’un quoi ? d’un moi, menu, courtois, aimable, joyeux, extraordinairement vivace…Indissociable. Pas un symbole. Un cercle simple et puissant, à l’encre noire.La première lettre d’une nouvelle alpha- baie ?

Non, je n’ai pas de maison. Je suis la maison. Croire le contraire c’est comme croire qu’il faut avoir des obligations, des devoirs, une morale, enfin, tout ces trucs qui vous font pencher, trébucher, regretter, et qui vous pousse un beau jour à chercher une pierre pour vous y accrocher.

Des pierres je n’en jette jamais. Surtout pas dans le fleuve. Le fleuve, je lui fous la paix.

C’est pas que j’ai peur de le faire déborder, c’est juste que je trouve ça con. Plouf, un rond, des milliards de ronds...Moi ? c’est le cercle, le reste ça peut aller nourrir les poissons.

j’ai du être carré. Oui, certainement, bien carré. Un truc bien droit, avec des coins, On fait plein de choses dans les villes avec les carrés. Des cases, des potagers, des boites, des prisons.. Oui alors j’étais triangle...un truc dont on fait le Toi de toutes les maisons.

En tout cas un truc simple. Pas compliqué. Et pourtant ils en font des tonnes.. Un truc qu’on peu rangé et même souvent oublié, ou , tiens, jeté. Dedans dessous, on range, on cache, on plie, on remplie, on vide, on tasse, on conserve.. Ouais..si simple. Ou alors...Hénagone ? Un quadrilatère indescriptible ? Un myriagone ? Une tridécagone ? Un truc impossible, sans règle presque impossible de se le dessiner….Un truc qu’on avait pas imaginé.

Je n’ai pas de souvenirs. Plus. On garde des souvenirs par peur de mourir. Pour être moins seule le jour du grand désespoir. Une vague après l’autre. Jamais la même.

C’est mon aventure, pas mon histoire. Un espace. Sans fenêtre, sans histoire et sans regret. Un cercle, pour commencer, avancer, et tout renverser.


"Cercle", 08.2020- Astrid Shriqui Garain

mardi 18 août 2020

Terre regardée

 

 

 

Acrylique sur bois - 2020. Astrid Shriqui Garain 

 

" Notre enfance, nous ayant quittés, 

nous laissa cependant l'amitié de son ombre." 

 

Andrée Chédid. Terre regardée.1957. Extrait de "terre aimée".

 

 

dimanche 16 août 2020

La grive d'ardoise, lecture sur une photographie de Sophie Patry

 

 

 " Selfportrait" Copyright Sophie Patry
https://sopatry4.wixsite.com/sophiepatry/autoportraits

 

Une grive d’écume en treize bris s’espace.

La brume repère une image à revers.

En trois temps pour deux chants,

Une tendre traversière

comme hôte légère.

Une valse s’enraye comme dessous

en un éclat dans la chair. 


"La grive d'ardoise", Astrid Shriqui Garain, 08.2020 


 

Follet

 

 

 

 

Photographie Astrid Shriqui Garain

Maître Follet, 07.2020, la Chercôte.

Bananier , série

 

 

 

Photographie Astrid Shriqui Garain 

Bananier I, 07.2020, la Chercôte.


Photographie Astrid Shriqui Garain 

Bananier II, 07.2020, la Chercôte. 

 

 


Photographie Astrid Shriqui Garain 

Bananier III, 07.2020, la Chercôte. 

 

 

 

 

Photographie Astrid Shriqui Garain 

Bananier IV, 07.2020, la Chercôte.

Les Glaïeules II

 

 

 
 
 
Photographie : Astrid Shriqui Garain
 

Les Glaïeules II , la Chercôte. 07.2020

Les Glaïeules I

 

 

  Photographie : Astrid Shriqui Garain

Les Glaïeules I , la Chercôte. 07.2020

 

 

 

Summertime III, IV,V

 

 

    Photographie : Astrid Shriqui Garain

Summertime III, la Chercôte. 07.2020

 




Photographie : Astrid Shriqui Garain

Summertime IV, la Chercôte. 07.2020

 

 

 

 Photographie : Astrid Shriqui Garain

Summertime V, la Chercôte. 07.2020

Summertime II

 

 

 

  

Photographie : Astrid Shriqui Garain

Summertime II, la Chercôte. 07.2020

 

 

 

 

Summertime I

 


 

 

Photographie : Astrid Shriqui Garain

Summertime I, la Chercôte. 07.2020

mercredi 22 juillet 2020

l'empereur




L'empereur, infographie sur photographie ,
@Astrid Shriqui Garain 

dendrochronologie








"dendrochronologie", infographie, 07 2020
base : photo cernes d'arbre.  
@Astrid Shriqui Garain

Dryades




Dryade, brou de noix @astrid Shriqui Garain


Les dryades, infographie, @Astrid Shriqui Garain 
 




L'épithète d'Aphrodite




 "L'épithète d'Aphrodite", le don.
Grès, oxyde, fibres, brou de noix, ocre @Astrid Shriqui Garain 

cours de Séverine Poirier, "création céramiques",
CDA  Montigny le Bretonneux,
( exposition 2020 Refuge, rituels) 
 















LE DON
Elle est noyau figue pensée
Elle est le plein soleil sous mes paupières closes
Et la chaleur brillante dans mes mains tendues

Elle est la fille noire et son sang fait la roue
Dans la nuit d’un feu mûr. 
Paul Eluard  
 




Eyam, le village de la peste










encre, numérisation, @Astrid Shriqui Garain

Esprit





 Esprit, Monotype, encre lino

@Astrid Shriqui Garain 

Masques céramiques




Masques, grès @ Astrid Shriqui Garain 
cours de Séverine Poirier, "création céramiques",CDA  Montigny le Bretonneux. 






La terre fait parfois sarment de tirer ses épines du feu.

 Même si elle tente de faire bonne figure, il lui arrive parfois de monter ses volumes pour dessiner et peindre, de mémoire, des souvenirs qui tisseront en nous de futurs autrefois.

Le temps se compte à la mesure de la terre bien plus qu’à la manière des hommes.

A la mesure d’une histoire commune, avant que nous ne donnions des noms à ses montagnes, ses lacs, ses fleuves, ses courbes, ses lignes, ses failles, et autres saisons...

Soupesons la terre à la mesure de son espoir, jamais à la balance de notre histoire.

La terre se montre, hospitalière, nourricière, inspirante... Elle ne juge pas, mais elle n’oublie pas. Elle ne reconnaît aucune frontière. Naturellement elle ne calcule pas, elle connaît pourtant la gravité de ses lois.

De grès et de force, elle sait de profondes rêveries et de nobles combats.

Alors si l’arbre est de terre c’est que l’homme doit être de l’oiseau.

« Et tu ne sauras pas si c’est le cristal d’eau qui de la terre monte au ciel, ou si c’est le ciel qui jusqu’à ton ombre incline son espace de cristaux. » Adam Mickiewicz.

Astrid Shriqui Garain

masque III







Masque 3, brou de noix, gravure
@Astrid Shriqui Garain

le peuple caché 2









Le peuple caché, mars 2020
photo @astrid shriqui Garain

Présence








Présence, juin 2020
Photo @ Astrid shriqui Garain


Roses à chérir









Roses à chérir, juin 2020
@Astrid Shriqui Garain 

parapluie






parapluie, juin 2020
Photo Astrid Shriqui Garain 

impressions sur Granville





Impressions sur Granville, juin 2020
photos @Astrid Shriqui Garain 


La grande route






La grande route, photographie 
@Astrid Shriqui Garain 

Germaine




Germaine, Collage
@Astrid Shriqui Garain